MARS – Beat Assaillant + Goomar – 09.03.19

Du coup samedi dernier c’était le concert de Beat Assaillant.

Un beau samedi presque ensoleillé, dont Ben et moi avons pu profiter jusqu’à l’heure historique de… 13h. Bah oui, parce que le groupe avait décidé de débarquer à cette heure-là, pour un concert à 21h30. Et en grande pompe, silvouplé : groupe, techs certes, mais aussi gens du label pour assister à cette grande première post-résidence, lancement d’album. On s’est donc pointés à l’heure prévue pour leur préparer du café, faire coucou de la main à leur arrivée, s’assurer qu’ils avaient pigé le mode de fonctionnement du micro-onde puis… plus rien. Jusque 17h et l’arrivée du second groupe et des bénévoles.

Ouais.
Bon.

Oh bah ils étaient sympas hein, en plus ils se sont servis du micro-onde ET du four, ça a pimenté un peu les choses.

 

 

Mais bon, comme on était samedi, toute la team de bénévoles est quasiment arrivée à l’heure optimale – sinon optimiste – de 17h/17h30. Et là… Pfiou. Pendant que je faisais faire le tour à une nouvelle, ils se sont tous affairés comme des fourmis, tant et si bien qu’à 18h… On avait fini. Ouais. Même que je suis allée demander à Pierre s’il restait des trucs à faire, du coup. Evidemment il en a trouvé (trier des flyers, vérifier des affiches, et nettoyer les cendriers extérieurs) mais même avec ça, tout était prêt à l’heure. Voire une heure trop tôt.

Du coup on a un peu attendu, un peu fait la conversation, en attendant sagement que le groupe se décide à venir manger. A 19h. Adieu petite avance confortable comme un bourrelet hivernal.

L’arrivée du public s’est faite toute en douceur, tout allait bien, et puis en fait d’un coup nan.

Il y avait ces 100 préventes de trop, ou plutôt, ces 2 bénévoles de pas assez, et le temps d’un clignement de paupière, y’avait la queue au vestiaire, y’avait la queue aux jetons, y’avait la queue au bar, personne ne savait plus où donner de la tête, et on a dû recruter dans l’équipe pour soutenir les bénévoles qui se noyaient.

 

 

Après cette tempête absurde tout le monde était un peu étourdi, mais on a profité du calme au début du concert de Beat Assaillant (oui parce qu’à un moment, quand même, le public arrête de boire des bières au bar pour aller voir le concert) pour se ressaisir et repartir à zéro, avec un joli bar bien propre, une vaisselle faite, un catering débarrassé et… et Goomar, la première partie, est venu réclamer son dû, vu qu’il avait rempli sa fiche SACEM.

Ah oui, alors. Explication de teeexteeeee :

En gros, on a besoin de la liste de tous les titres que les artistes interprètent sur scène, pour les envoyer à la SACEM. Comme personne ne le fait jamais, on a laissé une petite liste de récompenses au choix si ils faisaient bien leurs devoirs : de belles choses comme un dessin de la main gauche du programmateur, un dessin de la main gauche du programmateur exécuté par sa main droite, une danse collective de l’équipe, une madeleine sèche, un crocodile nain, ou… Un verre de mirabelle. Evidemment Goomar a choisi le verre de mirabelle.

On avait pas de mirabelle. Mais on avait un fond de Diplomatico, resté d’une ancienne date où l’artiste nous avait commandé ça pour ses loges. Bon. C’est allé nickel.

 

 

On se remettait donc tranquillement de notre rush lorsqu’une première vague de gens est sortie de la salle :

« Y’a quoi après Beat Assailant ? Y’a un autre concert ?
– Euuh… non… pourquoi ?
– Bah, 45mn de show ça fait court quand même !
– Pardon ? Il a fini ?
– Bah, c’est ce qu’il a dit en tout cas ! ».

Eh, les bilingues. C’est pas parce qu’un artiste dit « Thank you Strasbourg !!! » que ça veut dire « Au revoir Strasbourg !!! ». Rendez donc vos vestes pour retourner dans la salle voir la fin du show.

On finit tout de même vers 00h40, super tôt, youpi ! Enfin, “fini”…

Y’a encore les caisses à compter, les derniers verres à sécher, les plats à gratouiller, et les trucs bêtes auxquels penser genre vider les fruits du cocktail, nettoyer les cendriers, ranger les portants et ranger les loges… Enfin ça, on aimerait bien, mais l’équipe bien trop complète de Beat Assailant s’est visiblement lancée dans un débriefing des vingt dernières années de vie de chacun, vu le temps qu’ils ont passé enfermé là-dedans.

Il était bien tard quand on a finalement réussi à libérer tout le monde, tellement tard que personne n’a rien compris à ma répartition dans les voitures pour le retour et qu’on a failli laisser quelques bénévoles sur le parking.

Je vous rassure, tout le monde a fini à bon port et on a pu cocher cette date supplémentaire dans notre palmarès !

La prochaine date, c’est une mise à disposition pour le CROUS, qui organisait les finales d’un tremplin étudiant, Musique de R.U. et promis, vous ne voulez pas rater ce récap.