Interview avec OZMA, en résidence à l’Espace Django en septembre

On ne présente plus OZMA, ce quintet jazz strasbourgeois survitaminé, qui multiplie les créations et les concerts à travers le monde.

A l’occasion de son nouvel album, dont l’enregistrement est prévu début 2019, il rentre en résidence à Django pour poursuivre son travail de recherche et d’exploration musicale.

Echange avec Stéphane Scharlé, batteur/créateur du groupe.

 

– Parlez-nous de ce nouveau projet, comment-il né, pouvez-vous nous le décrire ?

OZMA sort un nouvel album studio tous les 2-3 ans environ, c’est un rythme qui nous convient bien car au bout de deux ans de tournée, nous avons le sentiment d’avoir fait le tour du précédent répertoire et de nouvelles envies musicales apparaissent. Depuis le début de cette année, Édouard (Séro-Guillaume) et moi-même composons les morceaux du 7ème album studio du quintet. C’est l’une des grandes évolutions du groupe. Depuis notre précédent album « Welcome Home », c’est la section rythmique qui écrit la musique !

– Est-il différent des projets précédents ?

Il est un peu tôt pour dire à quoi va ressembler la musique mais nous allons faire la part belle à cette équipe qui désormais se connait très bien et intégrer des sonorités synthétiques avec plusieurs claviers sur scène (ce que nous avons initié avec l’album « New Tales » en 2013 et avec notre dernier ciné-concert « Le Monde Perdu » créé au Cheval Blanc de Schiltigheim en 2017). Autre particularité, et à la différence des précédents albums, ce nouveau répertoire sera éprouvé tout au long de l’année auprès des publics des quinze pays qu’OZMA va visiter en 2018.

– Vous avez déjà commencé le travail de création au Maroc. Sur quoi précisément va porter la résidence à Django ?

La résidence au Maroc a eu lieu du 22 au 29 avril à Marrakech. Ce fut l’occasion de tester les premières écritures et de les préparer pour notre grande tournée de mai en Europe Centrale. Nous avons également créé là-bas une première partie de notre photo-concert « Crossroads ». La résidence à Django va nous permettre de préciser des formes, de travailler des nouvelles écritures si elles existent, de travailler l’aspect scénique (les déplacements, les lumières…) et de nous préparer psychologiquement pour la fin d’année avec une trentaine de dates en Chine, en Inde et en Indonésie !

– Décrivez-nous de l’intérieur une résidence, est-ce un moment particulier dans la vie du groupe ?

Comme les membres du groupe vivent dans trois villes éloignées (Paris, Lyon, Strasbourg), les résidences sont le seul moyen de créer de nouveaux répertoires ou de nouveaux spectacles. Ce sont des moments précieux où nous nous retrouvons et pouvons nous concentrer uniquement sur la musique. C’est une manière de créer très différente de nos premières années où nous répétions 2 à 3 fois par semaine comme un bon groupe de rock qui se respecte ! Au final, je dirais que cette nouvelle méthode convient mieux à nos emplois du temps chargés et nous permet de travailler d’emblée dans des conditions scéniques idéales.

– D’autres actions sont-elles prévues en marge de la résidence ?

Oui ! Nous avons prévu une rencontre avec l’orchestre de jeunes du quartier, le NHF Orchestra (formé à l’école de musique du CSC Neuhof). L’occasion d’échanger sur nos expériences et parler recettes secrètes musicales !

 

L’album verra le jour sur le label Cristal Records/Harmonia Mundi courant 2019, probablement après l’été pour coïncider avec notre tournée d’automne syndicale. Encore une habitude…