Clip de fin : nos pépiniéristes Amor Blitz, La Bergerie et Difracto font le bilan !

CLIP DE FIN…

Depuis deux saisons, nous accompagnions avec grand plaisir Amor Blitz (pop-rock), Difracto (électro) et La Bergerie (hip-hop) au sein de notre pépinière. Deux années de rencontres, de création, de formations, de développement… pour polir et faire connaître leur talent. Alors que cette aventure a touché à sa fin en juillet dernier, nous avons décidé de revenir avec Manu, François et Lou sur cette expérience atypique, ses forces, ses faiblesses, ce qu’ils en retiennent et les perspectives qui se dessinent pour chacun d’entre eux.

 

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre projet musical ? A-t-il évolué pendant ces deux années ?

Manu (Amor Blitz) : Amor Blitz, c’est un projet que je conduis depuis quelques années, une pop aventureuse, en français dans le texte ! Et qui a évolué à tous les niveaux en deux ans. Déjà sur la manière d’aborder la scène avec le groupe, grâce aux différentes résidences et aux concerts, puis sur le plan musical puisque j’ai pris définitivement les rênes de la composition. Stylistiquement, les choses se sont affinées, une envie de mettre du détail et de la subtilité dans les arrangements, de coller au plus près de ce que j’avais en tête, sans aucun compromis.
François (Difracto) : Je suis producteur de musique électronique dans des styles type future-bass, électronica, expérimentale. Parallèlement à ça, je donne vie graphiquement et visuellement à mes morceaux en fabricant des images et des vidéos en totale synergie avec le son. En deux ans, j’ai pu affiner artistiquement mon projet, tant musicalement que graphiquement.
Lou (La Bergerie) : Au moment d’intégrer la pépinière, nous défendions notre premier projet « Transhumance », un disque de rap aux influences résolument boom-bap et trip-hop. Si nous restons toujours attachés à ces influences, elles ont beaucoup évolué depuis. Nous préparons un EP pour novembre 2020, dont la couleur sera beaucoup plus électronique mais également plus sombre. Les samples de jazz et de soul ont été troqués contre des synthés et des samples de jungle et de musique ambiante, et les morceaux ont davantage été pensés pour la scène.

Vous avez rejoint la pépinière avec des objectifs précis. Quels étaient-ils ? Ont-ils été atteints ?

La Bergerie

Lou : Nous sommes 4 dans le groupe, et notre objectif commun est de pouvoir prétendre à l’intermittence du spectacle pour faire de notre passion une profession. Nous ne sommes pas encore en mesure de vivre de notre musique, mais la pépinière nous a permis de nous rapprocher de notre but, que nous espérons atteindre dans les deux années à venir (avis aux bookers : on est plutôt sympas !).
Manu : Nous souhaitions faire évoluer notre rapport à la scène, améliorer sa préparation tant au niveau du spectacle que du son. Il s’agissait aussi et surtout d’être accompagné dans la sortie du prochain disque. Ces objectifs sont encore en cours et tout se déroule très bien pour le moment.
François : Lorsque j’ai rejoint la pépinière, l’idée était de préparer au mieux la production et la sortie de mon EP « Inside » sorti en mai dernier, en m’entourant de tous les partenaires nécessaires à une sortie efficace. J’ai aussi pu optimiser tous les aspects de mon live au cours des différentes résidences réalisées à Django : j’ai d’abord effectué une résidence son au printemps 2019 puis une résidence de création lumière/scénographie à l’automne dernier. Je suis aujourd’hui très satisfait car ces objectifs ont été atteints. La release party de mon EP a été à la hauteur de mes attentes. J’ai signé en édition pour deux titres de mon EP et j’ai trouvé une distribution afin d’optimiser mes chances de me faire connaître.

Quel regard portez-vous sur la place de notre accompagnement dans votre parcours ? Vous a-t-il été utile ?

Difracto

François : Ces deux années d’accompagnement ont été super utiles pour moi. Ça m’a permis dans un premier temps d’avoir une idée précise du fonctionnement du monde de la musique, puis de booster mon développement grâce à la possibilité de faire des résidences et de multiplier les rendez-vous avec des pros du secteur.
Lou : La pépinière nous a permis de prendre conscience des enjeux/des défis du développement d’un projet musical. Ça a été pour nous un réel appui sur ces deux années, tant en matière de développement professionnel que sur le plan artistique. Nous avons pu travailler notre spectacle en résidence à plusieurs reprises, et c’est par le biais de l’équipe Django que nous avons commencé à collaborer avec Tipping Point.
Manu : L’accompagnement s’est fait avec bienveillance et tout en respect, en tenant compte de la vision des artistes. Cela apporte une certaine maturité et une confiance dans la manière d’aborder les sujets musicaux et extra-musicaux. Ça aide à faire des choix plus judicieux.

Qu’est-ce qui a bien marché selon vous ?

Amor Blitz

Manu : Les différentes formations avec les intervenants ont toujours été enrichissantes, on comprend mieux comment les choses se passent dans l’envers du décor. Indirectement, ça aide à définir quel type d’artiste nous voulons être. Et puis la rencontre avec les autres pépiniéristes qui permet de voir comment d’autres travaillent, c’est toujours très inspirant.
François : Le fait que la pépinière soit organisée sur mesure, en fonction des besoins et des envies des groupes, est un vrai plus. Très concrètement pour ma part, les faits marquants ont été les résidences, les rencontres avec les pros et les déplacements dans les festivals et autres conventions comme le MaMA à Paris.
Lou : La bienveillance et l’investissement de l’équipe y sont pour beaucoup dans la qualité de la pépinière. Vous avez su nous orienter et répondre à de nombreuses questions. Les résidences, les formations et les rendez-vous personnalisés nous ont été très bénéfiques.

Qu’est-ce qui a moins bien marché ? Que peut-on améliorer ?

François : Peut-être un suivi plus régulier des projets sous forme de réunion « balises » tout au long des deux ans. Éventuellement organiser aussi un déplacement en groupe aux conventions, notamment au MaMA, car les conférences et les rencontres qui ont lieu au cours de ces journées sont très formatrices.
Lou : Si on regrette de ne pas vous avoir encore plus sollicités, on s’est sentis aussi parfois un peu perdus. Quand on commence à développer un projet, on n’a pas forcément conscience de tous les besoins et questions auxquels il faut répondre…
Manu : Il n’y a que du positif qui ressort de cet accompagnement selon moi.

Un mot pour résumer cette aventure ?

Lou : C’est nous qui merci <3
Manu : Instructive, bienveillante et riche en rencontres.
François : Professionnalisante !

Trois nouveaux pépiniéristes nous rejoignent en septembre. Que peut-on leur souhaiter ?

Lou : Nos meilleurs vœux. Soyez gentils avec Pierre et Ben, faites de la bonne musique, suivez vos mails, respectez votre agenda et tout devrait bien se passer !
François : De profiter au maximum des options proposées et de tenir compte des différents conseils.
Manu : De bénéficier de ce qu’il y a à apprendre dans cet accompagnement pour affirmer leur singularité artistique et d’aller à la rencontre des personnes qui pourront les hisser plus haut.

C’est quoi la suite pour vous maintenant ?

Manu : Enregistrer un beau disque et le sortir avant la fin du monde.
François : Je vais maintenant composer et sortir régulièrement des nouveaux titres sous forme de singles, avec ou sans vidéo clip, et continuer à démarcher des salles de concerts afin de pouvoir jouer dans toute la France.
Lou : On prépare la sortie de « Mode avion », notre nouvel EP à paraître en novembre 2020. On espère monter notre première tournée dans la foulée, continuer à développer notre spectacle, et trouver Philippe…