La semaine de colo

En ce mois de septembre, nous lançons une nouvelle initiative en faveur de nos 3 nouveaux pépiniéristes : la semaine de colo. Durant 5 jours, Amor Blitz (pop-rock), Difracto (électro) et La Bergerie (hip hop) bénéficient d’un apprentissage global, mêlant interventions métier et temps de travail artistique. Décryptage avec Pierre Chaput, notre directeur.

La semaine de colo est l’une des nouveautés de la rentrée à Django, en quoi consiste-t-elle ?

Pendant une semaine, nous allons tous nous enfermer en salle et travailler ensemble. Les deux premiers jours, nous allons revenir sur l’environnement du musicien, tout ce qui a trait à la scène, au disque, à la structuration, à la communication… et plus largement aux stratégies de développement. Les trois jours suivants seront consacrés au plateau : chaque pépiniériste présentera sa musique, son intention, pour pointer ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins. Cette semaine de colo, c’est à la fois une mise à plat collective et un diagnostic individuel, devant permettre à chacun des groupes d’identifier ses besoins et de tracer des perspectives.

Comment est née cette idée ?

Elle germait depuis quelques temps, suite aux échanges avec l’ancienne promo qui réclamait à juste titre davantage de moments en commun pour croiser les expériences, les réseaux, les ressources. Tout s’est accéléré lors d’une rencontre à Paloma, la SMAC de Nîmes, qui a lancé l’année dernière une action baptisée : la semaine de colo… Très belle idée, que nous avons souhaité transposer en l’adaptant bien sûr et en gardant ce qui fait sa particularité : que chaque musicien se nourrisse des conseils qu’il reçoit mais aussi de ceux apportés aux autres, voire même devienne acteur de ces conseils, dans un mouvement de partage et d’enrichissement mutuel entre artistes émergents.

Des professionnels seront mobilisés pendant cette semaine : qui sont-ils ?

L’équipe Django d’abord, qui va s’impliquer pleinement. En tant que salle de concert, nous allons sensibiliser les pépiniéristes aux enjeux de la diffusion, de la programmation, de l’action culturelle. Notre expertise aussi nous permettra d’évaluer la prestation scénique des groupes, afin de la faire évoluer. En parallèle, nous aurons recours aux services et aux regards de développeurs d’artistes (label, tourneur, structure de production). Toute la chaîne de développement est ainsi mobilisée !

« C’est le rôle de notre pépinière : faire grandir chacun des groupes, interroger leur démarche artistique, leur démarche entrepreneuriale, agir comme une rampe de lancement. »

Parlez-nous de la nouvelle promo : qui sont-ils, comment ont-ils été sélectionnés ?

Ce sont 3 projets très différents, de par leurs esthétiques, leurs parcours, leurs besoins. Des projets à fort potentiel artistique, dont les marges de progression sont réelles. Ces critères ont compté dans notre sélection. Une sélection qui s’est faite en plusieurs temps. Nous avons reçu très exactement 47 candidatures. Après un premier resserrement par l’équipe Django, une quinzaine de projets ont été présentés à un comité d’écoute élargi, composé de professionnels exerçant dans la Région Grand Est. Nous avons ensuite rencontré 9 groupes, afin de pousser plus loin la discussion et consolider ainsi notre choix.

Que comptez-vous leur apporter dans les deux années qui viennent ?

Le maximum d’autonomie possible, à l’aide de réponses sur mesure, pour qu’ils puissent exprimer leur talent, exercer leur métier et s’insérer durablement dans les réseaux de production et de diffusion de la filière musiques actuelles. C’est le rôle de notre pépinière : faire grandir chacun des groupes, interroger leur démarche artistique, leur démarche entrepreneuriale, agir comme une rampe de lancement.

Plus d’informations sur les groupes :
amorblitz
Difracto
La Bergerie