OCTOBRE – HERMANOS GUTIERREZ + HJ AYALA – 10.10.19

Bonjour les pinsons doux !
Oui, on est lundi, mais n’empêche qu’il fait aussi doux qu’ensoleillé. L’été indien en quelque sorte. Ou peut-être les dernières bribes du concert des Hermanos Gutiérrez qui s’évaporent doucement dans l’air.

Que je vous parle un peu de ces Hermanos. Duo de frères latinos aux doigts de fées, bronzés comme des pains au lait et bagués comme des Cadillac, ils vivent en Suisse et touchent la guitare. Entre deux cours de primaire et cafés latte, l’instit’ et le cafetier font des concerts dans des bars et publient des vidéos YouTube. Vidéos sur lesquelles est tombé notre programmateur en chef, Ben aux manettes.

 

 

« Eh, c’est bien ça ! Oui, leur plus grosse vidéo est à 30K, personne n’a jamais entendu parler d’eux et ils n’ont jamais joué dans une salle de concert, mais eh, si je les programmais ?! »

Bravo Ben. Bonne idée. C’est pas comme si on avait déjà fait venir des groupes qui ont fait les Eurocks et n’ont pas fait plus de 50 entrées, hein (après, certes, les groupes en question c’était du rock, et comme vous le lirez dans cet article : « les rockeurs, vous faites ch*er »). Enfin bref, après nous avoir convaincus à grands coups de leurs sons passés en boucle au bureau, on accueillait tout de même la belle prise de risque qu’était ce concert à bras ouverts.

 

 

Première impression : bah… au moins ils mentaient pas hein. Ils ont bel et bien la même tête que sur leurs affiches, ce qui n’est pas toujours gagné… souvenir ému pour mes crushs sur affiche qui se sont révélés être tout juste choupis.
Deuxième impression : ça prend mieux que ce qu’on aurait pu penser. Genre, vraiment mieux. Trois Allemands de Stuttgart débarquent même exprès pour le concert. Trois Allemands et… un Mexicain !

Un fucking Mexicain du MEXIQUE.

Pour ce concert. Mexico –> Paris –> Strasbourg.

Ah oui, ah oui oui oui. Il en profite certes pour faire un crochet jusqu’à Copenhague pour voir sa mère mais euh, Mexico – Strasbourg.

Oui.

Y’a assez de mots en gras, vous avez saisi l’idée folle du truc ???

 

 

… J’en étais où ?

Ah oui. Troisième impression : les gens du monde entier sont bien les seuls à se pointer. Genre mes bénévoles, eux, se sont mis d’accord pour accumuler les imprévus, tant et si bien qu’au lieu des 7 bénévoles notés sur le planning, on s’est retrouvé à 3. Oui. Bon. On s’est rappelé qu’on gérait les dates comme ça à l’époque, quand on faisait le bar dans le placard et qu’on avait 2 tonnelles à installer tous les soirs dans le patio. Allez hop, Lilia, notre assistante de com’ au vestiaire, Julien de la com’ au bar et Pierre le directeur en vendeur de jetons tendance maraîcher marseillais et on s’est lancés.

Et tout s’est merveilleusement bien passé. Les gens étaient super relax, en même temps, y’avait de quoi. C’était beau. Qu’est-ce que c’était beau (comme dirait Ben-notre-programmateur).

Non, vraiment. Une vraie petite bulle de douceur. Les lumières étaient plus belles qu’au Marché de Noël (et ça m’arrache le cœur de dire ça), le son des Hermanos était doux et enveloppant, le son-enfant d’une bulle de savon mordorée et d’une boîte à musique. Ça avait un goût de thé au lait au miel et à la cannelle et de photos d’enfance en argentique… Wouah, on dirait une pub Soupline. J’vais m’arrêter là.

 

 

Bon, enfin c’était tout doux et beau, on était tous heureux, eux aussi, même si ils ont pas mangé et que je me suis retrouvée avec des restes de bouffe pour 10 personnes, mais c’est pas le sujet alors, merci les Hermanos, après le feu de Pongo et Dope St Jude, votre date était parfaite.

Mais qu’est-ce qui nous attend encore …? Un concert caché, un Soultrain d’Halloween, du blues et de la techno, ah oui oui, la saison est belle et bien lancée ! Je file, j’ai du boulot.