DIFRACTO, DANS TOUS LES SENS

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Difracto, la sortie de son tout nouvel EP en octobre et les belles dates à venir devraient vite y remédier. Difracto, c’est un son électro moderne, accrocheur, qui nous embarque dès les premières mesures. C’est aussi un travail de l’image, de la lumière, qui déplace sa proposition musicale vers un univers plastique global. Il nous captive, il nous balade, il nous perd. C’est tout ça Difracto, et c’est pour ça qu’on l’aime ! 

Qui es-tu François ? Comment est né ce projet Difracto ?

Je suis né à Strasbourg d’une mère prof et d’un père peintre. J’ai toujours été plongé dans la création, dans l’expérimentation, d’abord avec le dessin, avec la vidéo, la photo, puis avec la musique. J’ai commencé à apprendre le saxophone à 8 ans, puis la basse à 16 ans. C’est à cet âge-là que je me suis aussi intéressé à la MAO. Les possibilités qu’offrent la musique assistée par ordinateur m’ont tout de suite fascinées. Du coup, je me suis mis à tester des tas de choses avec mon ordinateur, à produire des sons, à acheter du matériel. Plus le temps passait, plus je restais sur mes machines. En 2016, j’ai eu envie de concrétiser les choses, de faire vivre mes morceaux, de m’y plonger plus profondément. Parallèlement, j’avais envie d’exprimer ma sensibilité à l’image. J’ai donc fait des expérimentations avec des caméras et d’autres outils vidéo dans le but de créer de la matière visuelle pour illustrer mes morceaux en live. Je dirais que le projet Difracto a démarré à ce moment-là. Quelques mois après, je sortais mon premier EP.

Peux-tu nous décrire ta musique en quelques mots ? Tu t’appuies sur quelles références ?

Ma musique vient d’idées que j’ai au fond de moi et que j’ai envie de concrétiser. Des rythmes, des textures sonores, des mélodies… J’aime malmener le rythme, j’aime changer d’ambiance, j’aime le contraste. J’écoute beaucoup de musique électronique, et tout ce que j’écoute m’influence. Je pense à Moderat, Amon Tobin, Flume, Cotton Claw, etc.

Depuis 1 an, tu fais partie de notre pépinière, aux côtés d’Amor Blitz et de La Bergerie. Beaucoup a été fait en peu de mois. Tu en retiens quoi en particulier ?

Cette année a été riche en expériences. Je retiens qu’il faut prendre le temps pour faire les choses bien, ne pas se précipiter. Et pour ça, les conseils de l’équipe de l’Espace Django ont été essentiels, car lorsqu’on décide de se lancer dans un projet, surtout en solo, il est important d’être entouré. Tu as beaucoup tourné l’été dernier : la fête de la musique place Kléber, le FIMU, la Cabaret Vert, etc., sans oublier l’exposition « Réflexion » à Django.

Quelle dynamique, ça y est, tu es lancé ?

Carrément ! Les choses avancent bien, c’est génial ! Je pense que je commence à trouver mon rythme. J’ai envie de faire énormément de choses. Maintenant, il ne faut pas se précipiter, et prendre le temps de faire les choses bien.

Tu as rejoint par ailleurs en cours d’année le développeur strasbourgeois Tipping Point, que nous connaissons bien car c’est aussi celui de FREEZ, notre ancien pépiniériste. Peux- tu nous parler de votre collaboration ?

C’est aussi grâce à eux, Eli et Charlotte, que j’ai pu faire tout ça l’année dernière. Ils m’ont permis d’avancer dans le bon ordre, de décrocher les aides financières nécessaires à mon développement, de gagner certains tremplins. Tipping Point et l’Espace Django se complètent parfaitement bien pour m’aider à construire mon projet.

Actuellement, tu prépares la sortie de ton nouvel EP. L’occasion de donner une nouvelle orientation à ta musique, de conquérir aussi de nouveaux publics ?

Mon nouvel EP est le fruit d’expérimentations, comme je l’ai toujours fait. J’adore aller sur des terrains que je ne connais pas et me les réapproprier. J’ai hâte qu’il puisse être écouté par tout le monde et d’avoir le ressenti des gens.

D’autres projets à venir en 2020 ?

J’ai pour objectif de continuer à faire découvrir ma musique au public en me produisant partout en France. J’aimerais aussi sortir encore un nouvel EP en 2020. J’aimerais faire de la musique avec d’autres artistes, sous forme de collaborations, et j’ai envie de réitérer le concept d’exposition audiovisuelle, qui regroupe les univers que j’affectionne, c’est-à-dire le son et l’image.