AMOR BLITZ, UNE CERTAINE IDÉE DE LA POP !

On ne présente déjà plus Amor Blitz… Des mélodies entêtantes, une écriture ciselée, un son à part. 2018 aura été une année charnière pour le groupe. La sortie de son premier album « Ta jalousie est un drone » sur le label strasbourgeois October Tone, une vingtaine de concerts dans les salles et les festivals de la région Grand Est, une présence remarquée aux Bars en Trans de Rennes… En septembre, le quatuor a rejoint notre pépinière pour poursuivre pendant deux saisons le développement de ce potentiel plus que prometteur. Rencontre avec Emmanuel Szczygiel, chanteur, compositeur et parolier du groupe.

Alors c’est quoi Amor Blitz ? Le renouveau de la pop française ?

C’est une certaine vision de la pop française : celle qui se veut assumée, aventureuse et débridée !

D’où venez-vous ? Comment est né le groupe ?

Pour faire court, Amor Blitz est né à Strasbourg aux côtés de Louis Huber, à la basse, avec cette forte envie de jouer en live les chansons que j’avais écrite de mon côté. On a commencé en duo sur scène puis au fur et à mesure des concerts la formation s’est étoffée. Cela a pris un peu de temps pour trouver les bons éléments mais aujourd’hui nous sommes quatre avec Gabin Henry (batterie) et Hugo Turon (guitare/chœurs).

Quelle année 2018 ! Vous en ressortez gonflés à bloc non ?

Oui, je me faisais justement un bilan lorsque l’on a joué aux Bars en Trans, on vient de passer une superbe année ! Beaucoup de concerts et d’opportunités, les portes s’ouvrent au fur et à mesure.

On ne ressort pas indemne d’un concert Amor Blitz. Peux-tu nous décrire cette expérience de la scène ?

C’est un aspect sur lequel on a beaucoup travaillé ces derniers temps… Comment aborder au mieux la scène ? Mentalement je veux dire, on essaie de se mettre dans les meilleures dispositions psychologiques pour être capable de lâcher prise. Et puis notre set actuel est suffisamment diversifié pour que le public ait l’impression d’une sorte de voyage.

Vous êtes actuellement en phase d’écriture du prochain album. Envie de faire évoluer votre répertoire ?

Le répertoire va clairement évoluer et s’affiner, j’ai déjà écrit pas mal de démos jusqu’à aujourd’hui. Il y a une réelle envie de plus de finesse, d’élaborer un songwriting plus sophistiqué, plus rêveur et plus souple aussi. Par souple, j’entends « groovy ». J’ai toujours été fasciné par l’architecture complexe que peuvent avoir certaines chansons tout en restant extrêmement immédiate, à la manière d’Ariel Pink, The Lemon Twigs, ou même en France, William Sheller.

Comment se passe ce travail de composition entre vous ?

C’est un système fondamental qui n’a pas bougé depuis le départ : je compose les maquettes des titres seul dans mon studio et elles sont ensuite testées en groupe. Des accidents heureux peuvent potentiellement émerger de ces séances et être intégrés dans les versions finales. Par ailleurs, le fait d’être dans la « physicalité » des titres peut des fois me pousser à modifier des parties qui sont issues d’une réflexion cérébrale de studio. Dans tous les cas, j’aime bien laisser le temps aux chansons de maturer un peu avant de passer à l’enregistrement.

Depuis plusieurs mois, vous faites partie de notre pépinière, aux côté de Difracto et de La Bergerie. Comment vivez-vous cet accompagnement ?

C’est génial ! Ce qui fait énormément de bien, c’est la bienveillance qu’a l’équipe de Django envers les groupes de la Pépinière. Les conseils stratégiques mais aussi pour la scène sont donnés avec intelligence sans saboter les identités des groupes, le respect est mutuel. Que demander de plus ?

Que peut-on vous souhaiter en 2019 ?

De l’amour en barre et que la réalisation de ce nouvel album se fasse au mieux.

« On vient de passer une superbe année ! Beaucoup de concerts et d’opportunités, les portes s’ouvrent au fur et à mesure. »